Smørrebrød – Copenhague sur une tranche de seigle
Hareng, rosbif et pâté de foie tiède : trois saveurs classiques sur de fines tranches de pain de seigle moelleux.
Plat · Nordique

Smørrebrød – Copenhague sur une tranche de seigle

Du rugbrød bien sombre, des garnitures généreuses et l’art de faire du déjeuner une petite fête.

Le hareng luit, le beurre rencontre l’acidité du seigle et, sur le pâté de foie, les champignons sentent encore la poêle chaude. Le smørrebrød danois est à la fois une cuisine du quotidien et un savoir-faire minutieux. Nous suivons cette tartine garnie du repas à emporter à la table du frokost, avant de dresser chez nous trois associations classiques accompagnées d’un pain de seigle facile à préparer.

Par Lina BergRédacteur culinaire · Cuisines européennes et nordiques – Italie, France, Espagne, Grèce et cuisine familiale suédoise
27 octobre 2026 · 10 min de lecture

Traduit du suédois avec l'aide de l'IA.

Vers les recettes (2) ↓
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Toute une cuisine sur une tranche de pain

Le couteau traverse une fine rondelle d’oignon, puis le hareng brillant, avant de rencontrer un pain sombre qui offre une résistance souple et ferme à la fois. Vient d’abord l’acidité, puis le sel, une pointe de douceur et, enfin, la saveur profonde de céréale du seigle. Dans l’assiette voisine, le rosbif forme des plis, coiffés de rémoulade jaune et d’oignons frits. De la cuisine monte le grésillement des champignons jetés dans une poêle brûlante. Ils doivent rejoindre le pâté de foie avant de refroidir.

Hareng, oignon et aneth sur du pain de seigle beurré : une petite composition entre acidité, sel et gras. Illustration photoréaliste créée pour cet article.
Hareng, oignon et aneth sur du pain de seigle beurré : une petite composition entre acidité, sel et gras. Illustration photoréaliste créée pour cet article.

Ainsi peut commencer un déjeuner à Copenhague. Pas nécessairement par une montagne de nourriture, mais par une attention portée à chaque détail : l’épaisseur du pain, la température du beurre, l’égouttage du hareng et ce petit brin de verdure qui doit vraiment avoir du goût. Un bon smørrebrød n’est pas un concours de hauteur. C’est une bouchée bien pensée qui se prolonge simplement sur toute une tranche de pain.

En danois, frokost signifie déjeuner, et non petit-déjeuner. Une différence à garder en tête en lisant une carte ou en acceptant une invitation. Un frokost peut être simple et rapide, mais aussi devenir un long repas où se succèdent poissons, viandes, fromages et conversations entre les services. Le smørrebrød trouve sa place dans les deux cas.

C’est précisément cette amplitude qui rend ce mets intéressant. Il est proche de la tartine emportée pour le déjeuner, tout en étant apparenté aux assiettes les plus soignées des restaurants. Sous cette belle présentation se cache une idée pratique : un pain nourrissant, un peu de matière grasse et ce que l’on a sous la main pour le garnir. Des générations de cuisiniers, professionnels ou amateurs, ont ensuite enrichi et affiné cette idée.

Du repas à emporter au savoir-faire des restaurants

Le smørrebrød n’a pas de date de naissance certaine. Déposer des aliments sur du pain est une habitude ancienne et largement répandue, et la simple tranche de pain beurrée précède la spécialité des restaurants danois que nous connaissons aujourd’hui. Il faut donc distinguer le smørrebrød au sens large du smørrebrød composé et décoré, doté de son propre nom sur la carte.

Le savoir-faire de la cuisine froide a donné aux smørrebrød des restaurants leur présentation soignée. Illustration peinte créée pour cet article, représentant une scène de cuisine imaginée à Copenhague vers 1890.
Le savoir-faire de la cuisine froide a donné aux smørrebrød des restaurants leur présentation soignée. Illustration peinte créée pour cet article, représentant une scène de cuisine imaginée à Copenhague vers 1890.

Cette dernière forme s’est nettement développée au Danemark dans la seconde moitié du XIXe siècle. L’urbanisation et le travail hors du foyer ont donné une place importante aux repas emportés. Le pain garni était facile à transporter, rassasiant et adaptable aux moyens du ménage. Dans les restaurants et les débits de boissons, cette même idée pouvait accueillir des ingrédients plus coûteux, davantage d’accompagnements et une présentation plus élaborée.

Il est tentant de raconter cette histoire comme un parcours tout droit tracé du casse-croûte de l’ouvrier à la nappe blanche. La réalité est moins ordonnée. Les tartines des foyers, les buffets froids bourgeois et les préparations des restaurants ont évolué côte à côte. Le smørrebrød est devenu à la fois un repas pratique et une manière de montrer le savoir-faire des cuisines. Simplicité et élégance ont continué de coexister.

La famille d’Ida Davidsen est un nom bien connu dans l’histoire du smørrebrød à Copenhague. On fait généralement remonter son activité à 1888, sans que cela signifie qu’elle ait inventé le mets. Elle compte plutôt parmi les familles qui ont fait du smørrebrød de restaurant une institution réputée, avec de nombreuses compositions nommées et un idéal artisanal affirmé.

Un autre mot porte cette histoire professionnelle : smørrebrødsjomfru. Il désignait la femme de métier chargée de préparer et de dresser les smørrebrød en cuisine froide. Cette appellation reflète une ancienne répartition du travail selon le sexe ; le savoir-faire, bien entendu, n’a pas de genre. Le métier demande une bonne connaissance des produits, de la rapidité et le sens des proportions, mais aussi la capacité à juger de ce qui restera frais pendant le service.

Voilà qui explique en grande partie la place de ce mets. Beurrer du pain semble simple. Servir de nombreux smørrebrød différents, avec chaque élément à la bonne température et à la bonne texture, relève d’un véritable savoir-faire culinaire. Quiconque a déjà essayé de réunir au bon moment du poisson poêlé, des crevettes froides, une sauce et du pain tout juste grillé connaît la différence.

Rugbrød : sombre, moelleux et taillé pour son rôle

Le pain n’est pas un simple support destiné à disparaître sous la garniture. Il participe pleinement au goût du plat. Le rugbrød danois est généralement dense et moelleux, souvent préparé au levain, parfois avec des grains entiers ou concassés et des graines. Les variantes sont nombreuses : un rugbrød n’a pas besoin d’être extrêmement rustique ou rempli de graines de tournesol pour être danois.

Une tranche fine et solide de rugbrød porte la garniture sans s’effacer sous elle ; le beurre souple s’étale jusqu’aux bords. Illustration photoréaliste créée pour cet article.
Une tranche fine et solide de rugbrød porte la garniture sans s’effacer sous elle ; le beurre souple s’étale jusqu’aux bords. Illustration photoréaliste créée pour cet article.

La saveur acidulée et légèrement terreuse du seigle accompagne particulièrement bien les poissons gras, le pâté de foie et les viandes salées. Sa structure ferme permet aussi à une tranche relativement fine de porter une garniture généreuse. Un pain de blé aéré se comporte autrement : il s’écrase facilement, absorbe les liquides et risque de disparaître sous la garniture.

Dans les pains riches en seigle, le levain apporte plus que du goût. Son acidité contribue à une bonne structure dans une pâte où les propriétés du seigle comptent davantage que le gluten du blé. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille se lancer dans une semaine de préparation du levain à la maison. Un pain de seigle moulé, préparé à la levure avec un peu de blé, peut être une solution savoureuse et fiable pour le frokost familial. Il ne sera pas identique à un rugbrød traditionnel au levain, et inutile de prétendre le contraire.

Coupez de préférence le pain en tranches fines, mais pas translucides, d’environ sept à dix millimètres selon sa tenue. Un pain de seigle de la veille est souvent plus facile à trancher qu’un pain fraîchement cuit. Utilisez un couteau à dents bien aiguisé et faites de longs mouvements ; une pression trop forte risque de rendre la tranche irrégulière ou de la fendre. Elle doit rester entière lorsque le couteau la découpe en bouchées dans l’assiette.

Le beurre doit être facile à étaler et aller jusqu’aux bords. Il apporte du goût et freine l’humidité de la garniture, sans rendre le pain imperméable pour autant. Certaines compositions traditionnelles utilisent d’autres matières grasses, comme du saindoux assaisonné. Choisissez la matière grasse en fonction de la garniture, plutôt que par habitude.

Tous les smørrebrød ne reposent pas sur du seigle. Le stjerneskud est souvent servi sur du pain blanc grillé, et d’autres compositions de poissons et de fruits de mer peuvent également adopter une base plus claire. Un rappel utile : la tradition suit des lignes bien définies, mais pas une loi unique du pain valable partout.

Les classiques et leur logique

Le hareng, sild en danois, est une entrée en matière évidente pour le frokost. Il peut être mariné dans une préparation claire aigre-douce ou servi dans une sauce crémeuse, au curry par exemple. Sur le pain, il lui faut quelque chose qui tranche avec son gras : oignon cru, câpres, pomme ou autre ingrédient acidulé et croquant, selon la composition. L’aneth apporte une fraîcheur herbacée sans devoir dominer.

Le leverpostej au bacon et aux champignons dorés marie le fondant au croustillant, tandis que le concombre au vinaigre apporte l’acidité. Illustration photoréaliste créée pour cet article.
Le leverpostej au bacon et aux champignons dorés marie le fondant au croustillant, tandis que le concombre au vinaigre apporte l’acidité. Illustration photoréaliste créée pour cet article.

Pour les cuisiniers amateurs suédois, il est particulièrement important de distinguer une conserve marinée prête à consommer d’un produit qui doit d’abord être préparé. La fiche recette utilise du hareng mariné prêt à manger, et non du hareng salé ou cru. Les marinades suédoises varient beaucoup en douceur. Goûtez avant de monter la tartine : un hareng sucré gagnera parfois davantage à recevoir un supplément d’oignon et un accompagnement acidulé qu’une nouvelle sauce sucrée.

Le leverpostej est un autre pilier. Cette version danoise du pâté de foie est généralement cuite au four et peut se servir tiède, avec du bacon et des champignons. Pâté fondant, bacon croustillant et champignons dorés offrent trois textures bien différentes. Le concombre au vinaigre ou la betterave marinée apportent cette rupture acidulée qui rend la bouchée suivante aussi tentante que la première.

Le rosbif à la rémoulade joue sur le même registre. La viande est douce et juteuse, la sauce grasse et acidulée, les oignons frits croustillants. Le raifort peut apporter un piquant qui se ressent davantage dans le nez que sur la langue. La rémoulade danoise est souvent jaune et contient des légumes au vinaigre finement hachés ; recettes et assaisonnements varient. Une version maison express, avec mayonnaise, pickles, un peu de moutarde et une touche discrète de curry, fonctionne très bien, mais ne doit pas être confondue avec toutes les autres sauces appelées rémoulade.

Le rullepølse est une viande salée et épicée, roulée, cuite puis pressée avant d’être tranchée finement. On utilise souvent du porc, auquel poivre, oignon et autres épices donnent du caractère. Sur le pain, il peut être accompagné de jus en gelée et d’oignon cru. C’est un bel exemple de la manière dont d’anciennes méthodes de conservation et de valorisation de la viande sont devenues une composante appréciée du déjeuner contemporain.

Le dyrlægens natmad, « repas nocturne du vétérinaire », se compose généralement de pâté de foie, de viande salée, de jus en gelée et d’oignon sur du pain de seigle. Son nom a suscité des récits autour d’un vétérinaire et de sa commande habituelle. Ces histoires appartiennent au patrimoine des restaurants, mais ne doivent pas être considérées comme des explications d’origine solidement établies. La composition, elle, est plus facile à cerner : pâté fondant, viande ferme, gelée fraîche et oignon mordant.

Le stjerneskud est le cousin le plus exubérant, souvent un repas complet à lui seul. Il associe typiquement du poisson pané et poêlé à du poisson cuit à la vapeur ou poché, des crevettes et une sauce froide, avec, par exemple, des asperges, du citron et des œufs de poisson. Les présentations varient. L’essentiel est la rencontre entre poisson croustillant et poisson cuit en douceur, non l’accumulation du plus grand nombre possible de signes de luxe.

Le point commun de ces classiques n’est donc pas l’abondance, mais le contraste. Le gras a besoin d’acidité. Le fondant, de mâche. Le salé, de fraîcheur. La décoration ne prend son sens que lorsqu’elle sert le goût : un brin d’aneth peut le faire, tandis qu’une grande feuille de salade est parfois surtout encombrante.

Le rythme et l’hospitalité du frokost

Lors d’un grand frokost traditionnel, on commence souvent par le hareng et les autres poissons, avant de passer à la viande et de terminer par le fromage. C’est un ordre établi, pas une épreuve que le convive doit réussir. Pour un déjeuner ordinaire au restaurant, chacun choisit simplement les smørrebrød qu’il souhaite manger, parfois en plusieurs services afin que les garnitures délicates arrivent dans les meilleures conditions.

Frokost signifie déjeuner, et le rythme du repas laisse place à de nouvelles tartines comme à la conversation. Illustration photoréaliste créée pour cet article, représentant un déjeuner partagé à Copenhague.
Frokost signifie déjeuner, et le rythme du repas laisse place à de nouvelles tartines comme à la conversation. Illustration photoréaliste créée pour cet article, représentant un déjeuner partagé à Copenhague.

Le smørrebrød décoré se mange généralement avec un couteau et une fourchette. Cela peut sembler cérémonieux pour une tartine, mais c’est surtout pratique. Une petite bouchée peut ainsi réunir pain, poisson et accompagnements sans que tout finisse sur les genoux. La tartine plus simple du quotidien obéit naturellement à d’autres règles et peut se manger à la main.

Le julefrokost de Noël et le påskefrokost de Pâques donnent une place particulière au buffet froid. Hareng, poisson, viande et préparations chaudes peuvent se succéder au cours d’un repas qui prend son temps. Chacun y retrouve aussi bien le favori de la famille que le plat qu’un proche s’obstine à préparer à sa manière chaque année. La tradition tient autant à l’ordre des plats, à la compagnie et à la répétition qu’à une liste précise d’ingrédients.

Bière et petits verres d’eau-de-vie accompagnent historiquement nombre de ces tables. Le carvi ou l’aneth de l’aquavit s’accordent joliment au pain de seigle, au hareng et aux herbes. Mais les spiritueux ne sont pas nécessaires pour donner au repas son caractère danois, et l’alcool ne doit jamais être une condition pour porter un toast. De petites quantités servies, de l’eau sur la table et une option sans alcool bien choisie offrent aux convives une véritable liberté.

Une lager blonde sans alcool apporte des bulles et des notes maltées qui s’accordent au pain. Avec le hareng, une boisson sans alcool à base de pomme, fraîche et de préférence peu sucrée, peut également convenir. Évitez une boisson aussi douce que la marinade : l’ensemble risque alors de devenir lourd plutôt que rafraîchissant.

À la maison, la solution la plus généreuse n’est pas toujours de tout servir déjà monté. Présentez quelques smørrebrød prêts à déguster pour montrer l’idée, puis laissez les convives se resservir de leurs garnitures préférées. Gardez le poisson et les autres produits fragiles au froid, et réapprovisionnez par petites quantités. Ainsi, le dernier invité n’aura pas droit à un hareng tiède, et le premier n’aura pas l’impression de recevoir une œuvre d’art intouchable.

La cuisine nordique d’aujourd’hui, jusque chez vous

Le manifeste de la nouvelle cuisine nordique de 2004 a notamment mis en avant la saisonnalité, l’origine des produits et les traditions régionales. Le smørrebrød est bien plus ancien, mais s’inscrit parfaitement dans cette curiosité. Seigle, poisson, choux, légumes-racines, herbes et techniques de conservation font déjà partie de son univers gustatif. Il n’avait pas besoin d’être réinventé pour rester pertinent.

Céleri-rave rôti et champignons donnent de la profondeur à un smørrebrød végétal, avec l’acidité et le gras en contrepoint. Illustration photoréaliste créée pour cet article.
Céleri-rave rôti et champignons donnent de la profondeur à un smørrebrød végétal, avec l’acidité et le gras en contrepoint. Illustration photoréaliste créée pour cet article.

Sur les tables d’aujourd’hui, les classiques peuvent donc côtoyer céleri-rave, pommes de terre, champignons et autres garnitures végétales. Une tartine végétarienne mérite toutefois autant de soin qu’une version au rosbif. Des légumes cuits posés sur du pain ne constituent pas automatiquement une composition aboutie. Il leur faut du sel, du gras, de l’acidité et, si possible, une note rôtie ou dorée qui apporte de la profondeur.

Il y a aussi du mérite à laisser une tartine au hareng être une tartine au hareng. Le renouveau devient plus intéressant lorsqu’il comprend ce qui fonctionne déjà. On peut changer la garniture au fil des saisons ou préparer sa rémoulade sans que chaque assiette doive porter une idée nouvelle. Parfois, le geste le plus moderne consiste à cuire un bon pain et à l’utiliser jusqu’à la dernière tranche.

Dans une cuisine suédoise, la réussite commence au magasin. Cherchez un pain de seigle danois moelleux plutôt qu’un pain sucré et aéré. À défaut de leverpostej danois, choisissez un pâté de foie doux, cuit au four. Le rosbif du rayon traiteur convient très bien, mais demandez des tranches fines que l’on puisse plier. Pour le hareng, choisissez une marinade prête à consommer qui vous plaît et laissez-le bien égoutter.

Organisez ensuite la préparation en fonction des températures. Le pain se cuit de préférence la veille. La rémoulade peut être préparée à l’avance et gardée au frais. Oignon et concombre se coupent peu avant de servir, bacon et champignons se cuisent en dernier. Hareng et rosbif se dressent froids ; le pâté peut être tiède. Ces différences de température font partie du charme du mets, mais expliquent aussi pourquoi il ne faut pas monter tout le déjeuner trop tôt.

Les erreurs les plus courantes sont faciles à éviter : pain trop épais, garniture humide, excès de sauce et décorations trop grandes pour être mangées avec le reste. Laissez l’ingrédient principal bien visible. Pliez la viande sans la tasser, répartissez le hareng sur le pain et ajoutez les éléments croustillants sur le dessus juste avant de servir.

Les recettes ci-dessous proposent trois associations classiques et un pain de seigle à la levure adapté à la cuisine familiale. Trois petits smørrebrød par personne constituent un déjeuner copieux ; on peut tout aussi bien les servir en plusieurs fois. Commencez par le hareng, poursuivez avec le rosbif et terminez par le pâté de foie tiède. Il ne manque alors qu’un couteau bien aiguisé, une bonne boisson et le temps de rester à table.

Fiche recette 1

Trois smørrebrød classiques : hareng, rosbif et pâté de foie tiède

Douze petits smørrebrød, quatre de chaque sorte, pour un déjeuner copieux à quatre. Les associations sont classiques, tandis que les quantités et la rémoulade express sont adaptées à une cuisine familiale suédoise. Utilisez du hareng mariné prêt à consommer.

Préparation 35 min Cuisson 20 min Moyen4 portions

Ingrédients

Pain et beurre
Hareng à l’oignon rouge et à l’aneth
Rosbif à la rémoulade express
Pâté de foie au bacon et aux champignons

Préparation

  1. 1Préchauffez le four à 150 °C en chaleur traditionnelle. Mélangez la mayonnaise, les pickles hachés, la moutarde et le curry. Ajustez le goût en ajoutant le liquide de marinade petit à petit, puis réservez la rémoulade au frais.
  2. 2Laissez égoutter le hareng dans une passoire pendant environ 5 minutes, sans le rincer. Émincez très finement l’oignon rouge. S’il est fort, faites-le tremper 5 minutes dans de l’eau froide, puis égouttez-le et séchez-le.
  3. 3Émincez les champignons. Faites cuire le bacon dans une poêle à feu moyen pendant 5–8 minutes, jusqu’à ce qu’il soit croustillant. Déposez-le sur du papier absorbant. Gardez environ 1 c. à s. de graisse de cuisson dans la poêle.
  4. 4Placez le pâté de foie déjà cuit dans un petit plat allant au four et couvrez-le sans serrer de papier aluminium. Réchauffez-le environ 12–15 minutes, jusqu’à ce qu’il soit agréablement chaud. Le temps dépend de son épaisseur : il s’agit d’un réchauffage pour un service immédiat, et non de la cuisson d’un pâté cru.
  5. 5Faites chauffer la graisse de bacon avec le beurre à feu moyen-vif. Faites revenir les champignons pendant 6–8 minutes, jusqu’à évaporation de leur eau et coloration. Ne remuez pas sans arrêt. Terminez par le poivre noir.
  6. 6Tartinez les tranches de pain d’une fine couche de beurre jusqu’aux bords. Réservez quatre tranches pour le pâté chaud.
  7. 7Répartissez le hareng sur quatre tranches. Ajoutez l’oignon rouge, les câpres et l’aneth. Gardez au frais si vous ne servez pas immédiatement.
  8. 8Disposez le rosbif en plis souples sur quatre tranches. Ajoutez la rémoulade et le concombre. Attendez le dernier moment pour ajouter les oignons frits et le raifort.
  9. 9Répartissez le pâté de foie chaud sur les quatre dernières tranches. Garnissez de champignons, de bacon, de concombre au vinaigre et de persil.
  10. 10Terminez les tartines au rosbif avec les oignons frits et le raifort. Servez aussitôt, de préférence une variété après l’autre, avec couteaux et fourchettes.
Astuces
  • La rémoulade peut être préparée la veille et conservée au réfrigérateur dans un récipient couvert. Montez les tartines peu avant de servir pour éviter que le pain ne se détrempe.
  • À défaut de leverpostej danois, choisissez un pâté de foie doux, cuit au four. Un pâté à tartiner en tube a une texture différente et se prête moins bien au réchauffage.
  • Pour une variante végétarienne, remplacez le rosbif par de fines tranches de céleri-rave rôti et gardez la rémoulade, le raifort et les oignons frits. Vérifiez la composition des sauces en cas de régime alimentaire particulier.
  • Ne sortez que la quantité de garnitures froides nécessaire au repas et gardez le reste au réfrigérateur, de préférence autour de 4 °C.
Fiche recette 2

Pain de seigle facile pour smørrebrød

Un pain moulé moelleux, préparé à la levure et inspiré du rugbrød danois, sans chercher à reproduire un pain traditionnel au levain. Un peu de farine de blé le rend plus facile à réussir. Donne un grand pain, soit environ 20–24 tranches. Prévoyez 60–90 minutes de levée en plus du temps de préparation et laissez de préférence reposer le pain jusqu’au lendemain.

Préparation 20 min Cuisson 1 h 25 min Facile12 portions

Ingrédients

Pour un moule à pain d’environ 2 litres

Préparation

  1. 1Huilez un moule à pain d’environ 2 litres. Vous pouvez placer une bande de papier cuisson au fond en la faisant remonter sur les petits côtés pour faciliter le démoulage.
  2. 2Émiettez la levure dans un grand saladier et délayez-la dans l’eau. Incorporez le sirop et le vinaigre.
  3. 3Ajoutez la farine de seigle, la farine de blé, les graines de tournesol et le sel. Travaillez à l’aide d’une cuillère solide ou au robot à faible vitesse pendant environ 5 minutes. La pâte doit être très collante et ressembler davantage à une bouillie épaisse qu’à une pâte de blé que l’on peut pétrir.
  4. 4Versez la pâte dans le moule en raclant le saladier et tassez-la bien dans les coins. Lissez la surface avec une spatule souple mouillée. Le moule doit être rempli aux deux tiers environ.
  5. 5Couvrez et laissez lever à température ambiante pendant 60–90 minutes, jusqu’à ce que la pâte ait nettement gonflé, d’environ un tiers à la moitié de son volume initial. N’attendez pas qu’elle double. Pendant ce temps, préchauffez le four à 200 °C en chaleur traditionnelle.
  6. 6Enfournez dans le bas du four pour 15 minutes. Baissez la température à 175 °C et poursuivez la cuisson pendant 60–70 minutes. Couvrez sans serrer de papier aluminium si la surface fonce trop. Le pain est cuit lorsque la température à cœur atteint environ 98 °C.
  7. 7Laissez reposer le pain dans le moule pendant 10 minutes. Démoulez-le, retirez le papier et laissez-le refroidir complètement sur une grille pendant au moins 4 heures.
  8. 8Enveloppez le pain complètement refroidi dans un torchon propre, puis placez-le dans un sac ou une boîte à pain. Attendez de préférence le lendemain pour le trancher, lorsque la mie se sera stabilisée.
Astuces
  • Ne tranchez pas le pain chaud : une mie riche en seigle peut sembler pâteuse avant d’avoir refroidi et pris sa tenue.
  • Le vinaigre apporte une légère acidité, mais ne remplace ni la fermentation du levain ni sa profondeur de goût.
  • Congelez le pain en tranches en les séparant par du papier. Ne décongelez que la quantité nécessaire, une solution particulièrement pratique pour un petit déjeuner de smørrebrød à l’heure du midi.
  • Pesez de préférence la farine. En ajouter pour obtenir une pâte pétrissable rendrait ce pain inutilement lourd et sec.
À boire avec

Ce qui va dans le verre

  • BièreLager blonde à l’amertume modéréeSes notes maltées répondent au pain de seigle, tandis que les bulles et une amertume discrète apportent de la fraîcheur face au pâté, au bacon et à la rémoulade. Une bière très amère risque de paraître âpre avec le hareng aigre-doux.
  • SpiritueuxAquavit au carvi ou à l’anethSes aromates font écho au seigle, au hareng et aux herbes. Si vous choisissez de l’alcool, servez-en une petite quantité, avec de l’eau et une option sans alcool tout aussi soignée sur la table.
  • Sans alcoolLager blonde étiquetée 0,0 %Ses notes maltées de pain s’accordent au seigle et ses bulles vives équilibrent les garnitures grasses. Choisissez un style frais, à l’amertume modérée.
  • Sans alcoolJus de pomme pétillant à l’eau minéraleMélangez à peu près à parts égales un jus de pomme pur jus bien acidulé et de l’eau gazeuse. L’acidité de la pomme convient aussi bien au hareng qu’au pâté de foie, tandis que la dilution limite la douceur.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. Les options sans alcool vont tout aussi bien avec le plat.

Sources

  1. Lex – Danmarks Nationalleksikon, Smørrebrød
  2. Den Danske Ordbog, Det Danske Sprog- og Litteraturselskab, Smørrebrødsjomfru
  3. Den Danske Ordbog, Det Danske Sprog- og Litteraturselskab, Frokost
  4. Magnus Nilsson, The Nordic Cookbook (2015)
  5. Alan Davidson; tredje upplagan redigerad av Tom Jaine, The Oxford Companion to Food (2014)
  6. Nordiska ministerrådet, New Nordic Kitchen Manifesto (2004)
  7. Systembolaget, Mat och dryck
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